Voie du Lavedan : passage par le Port du Boucharo - regard sur LUZ ST SAUVEUR


LUZ-SAINT-SAUVEUR

la capitale du Pays TOY




Lorsque, de Pierrefitte, on remonte le gave de gavarnie,après le passage sombre des gorges de LUZ, on débouche sur un élargissement plein de lumière à la confluence du gave de Gavarnie et du Bastan, rivière descendant de la vallée de Barèges , on arrive sur une agglomération baignée par le soleil, c'est LUZ, LUZ-ST-SAUVEUR pour être plus précis.
En fait ,cette agglomération inclut plusieurs villages , LUZ-ST-SAUVEUR bien sûr, mais aussi ESQUIEZE-SERE, ESTERRE, VILLENAVE, et même SASSIS.
Nous sommes là, en plein pays TOY, dans sa ville principale, dans sa capitale.

On ne pourrait pas parler de LUZ sans citer la description de Victor HUGO, qui vint à LUZ en 1843, et ecrivit ceci :
«LUZ, charmante vieille ville, chose rare dans les Pyrénées françaises. Délicieusement située dans une profonde vallée triangulaire. Trois grands rayons de jour y entrent par les trois embrasures des trois montagnes.
Quand les miquelets et les contrebandiers espagnols arrivaient d´Aragon par la brèche de Roland et par le noir et hideux sentier de Gavarnie ils apercevaient tout à coup à l´extrémité de la gorge obscure une grande clarté, comme est la porte d´une cave à ceux qui sont dedans.
Ils se hâtaient et trouvaient un gros bourg éclairé de soleil et vivant.
Ce bourg, ils l´ont nommé lumière, Luz.»


LUZ-St-SAUVEUR, c'est aujourd'hui une petite ville de 1 100 hab., de 5 038 ha de superficie dont 901 de bois qui est un chef-lieu de canton des Hautes-Pyrénées dans l'arrondissement d'Argelès-Gazost. LUZ se trouve à 18 km SSE d'Argelès dans la vallée du gave de Gavarnie ou de Pau (dénomination à son choix). Son altitude est de 710 m.

LUZ est bien équipée en commerces et services.
Son statut a évolué au cours du temps, puisqu'elle a absorbé sa voisine Villenave en 1823, puis a perdu les territoires de Gavarnie et Gèdre, devenus autonomes en 1842. Sa population a fortement varié au fil du temps, et est passée de 2 600 hab en 1840 à, 1 500 vers 1900 puis 1 000 en 1975, subiddant le contre-cout de la dépopulation rurale.

Elle s'est appelée Luz jusqu'en 1962, mais a tenu alors à s'adjoindre à des fins publicitaires le nom de Saint-Sauveur, qui est celui du hameau voisin de SAINT-SAUVEUR où se trouve une source thermale.

LUZ a conservé un patrimoine ancien , notamment une église fortifiée des 13e-14e s., venue des hospitaliers de Saint-Jean, les ruines d'un vieux chateau et a été fortement marquée par le passage de Napoleon III a qui elle doit le pont Napoléon construit en 1861 comme élément des stratégies thermales du Second Empire, et qui domine le gave de 67 m, en une seule arche de 47 m de portée. , la chapelle Solférino etc ..
On y trouvera également un musée du Parc et de la vallée, depuis 1982, maison de la Montagne.

LUZ, chef-lieu du Pays TOY dispose d'un collège public, un ensemble de commerces et services, les constructions Pratdessus (45 sal.). Elle compte plus de résidences secondaires (690) que de principales (570).

Luz joue sur deux saisons. La fonction thermale reste limitée, avec 1 600 curistes par an (40 000 nuitées) et un petit casino (20 sal., groupe Tranchant), ce qui la met après Barèges et en 6e position sur les huit stations haut-pyrénéennes.

Le séjour non thermal compte bien davantage. Pour l'hiver, a été aménagée la station de sports d'hiver dite de Luz-Ardiden (26 pistes, 15 remontées); en vérité elle est au NO du bourg, sur le territoire de la commune de Grust (40 hab., 952 ha), dont le village est perché à 900 m sur le versant gauche de la vallée du gave à 4 km NO de Luz.

Le finage de Luz se limite à deux ensembles pastoraux méridionaux: l'un au SO, longeant celui de Gèdre, inclut les lacs de Litouese (7 ha, à 2 080 m) et Noir (5 ha, à 2 331 m) et monte jusqu'aux pics de Chanchou (2 949 m) et de Cestrède (2 947 m); l'autre au SE, assez contourné, va jusqu'au pic Long (3 192) et contient la haute vallée du Barrada, riche de trois lacs dont le plus élevé et le plus spectaculaire est le Tourrat (en gascon, gelé), de 9 ha, à 2 621 m sous le pic Long.

Le pic d'Ardiden lui-même (2 988 m) est nettement plus au sud; s'il domine l'horizon SO de Luz, et les lacs d'Ardiden, dont le plus grand a un plan d'eau de 11 ha, à 2 437 m, il relève du finage communal de Sazos (130 hab., 2 938 ha dont 352 de bois), dont le village est presque en fond de vallée à 3 km NO de Luz, à 830 m.



LUZ-SAINT-SAUVEUR

et son blason


Tiercé en fasce de gueules,
d'azur et de sinople,
au sapin arraché d'or
brochant sur le tout
adextré d'une brebis paissante
et senestré d'une vache passante,
le tout d'argent.
"




panneau près de l'OT de LUZ


LUZ-SAINT-SAUVEUR

sur la carte de Cassini


Les cartes de CASSINI datent de 1750 environ. Elles présentent un intéret, car on y retrouve les noms d'époque, ainsi que les communes qui existaient à ce moment-là.
Quand on regarde cette carte de ce centre de vallée, on y trouve LUS avec une orthographe différente, et ses villages voisins. Par contre, on ne voit pas Saint-Sauveur .



LUZ-SAINT-SAUVEUR

et le pays TOY

le Pays Toy ou le Pays des Hommes Libres



Le Pays Toy ???


Le pays TOY, c'est le canton de LUZ, ce sont deux vallées, celle de Gavarnie, et celle de Barèges. Et ce pays est sans aucun doute un des plus prestigieux des Hautes Pyrénées, implanté dans un paysage somptueux, à la fois sauvage et très ouvert sur l'extérieur.
Le Pays Toy est composée par les 2 plus hautes vallées du département, avec de nombreux sommets dépassant 3000 mètres.

Il est composé de 17 communes pour une population de 3300 habitants sur 45 000 hectares de territoire.

mais qu'est-ce qui différencie le Pays TOY du reste de la Bigorre???

La montagne??? mais toutes les vallées ont de la montagne en Bigorre!
La langue ??? mais l'occitan qu'on y parle , et globalement le même qu'ailleurs, aux nuances près des déformations locales ( dialectes ??) que l'on retrouve dans les autres vallées de la Bigorre.
Le peuple ?? mais c'est le même qu'ailleurs, vivant ou ayant dans le temps vécu d'une activité agro-pastorale, et se retournant actuellement vers le tourisme quand c'est possible, le thermalisme, et une activité hivernale avec des stations de skis...
car, ne l'oublions pas, en pays TOY, on retrouve 3 stations parmi les plus grandes des Pyrénées, celle de LUZ-ARDIDEN qu'on évoquera ci-après, celle de GAVARNIE-GEDRE, qu'on appelle aussi GAVARNIE-ESPECIERES, et celle de BAREGES que l'on dénomme aussi BAREGES-LA-MONGIE.. ou BAREGES-TOURMALET.

Alors, d'où vient cette différence ???


Cette différence vient tout simplement de la morphologie des vallées qui la constituent.
Alors faisons une analyse rapide du Pays TOY:
le Pays TOY, c'est 2 vallées :
- une vallée Sud-Nord , venant de Gavarnie, son cirque et ses sommets de 3000 m , orientée sud-nord et dont les eaux s'écoulent vers le nord
-une vallée Ouest-Est ,drainant les eaux venant de Bareges, le Tourmalet, et le Massif de Néouvielle.
et vu que les eaux drainant ces 2 vallées passaient par LOURDES, le Pays TOY est partie intégrante du HAUT-LAVEDAN.

...mais sans liaison directe et facile avec celui-ci.
Regardons : coté nord, des gorges infranchissables
A leur droite une chaine de montagne avec des altitudes de 2394 m au soum de Nère jusqu'au 2877 m du Pic du Midi de Bigorre
A l'Ouest, une chaine de montagne qui va du raide pic de Viscos avec ses 2141 m jusqu'au 3298 m du Vignemale ( Pic d'Ardiden 2988 m, pic de Chanchou 2949 m, pic de Cestrède 2947 m, Malh Arrouy 2965 m) mais 1 passage au col de Riou à 1949 m
Au sud, les hauts sommets , notons Vignemale 3298 m, les sommets du cirque de Gavarnie (Taillon 3144 m, Marboré 3248 m) , mais 1 passage au col de Boucharo 2270 m et aux cols voisins tel le col de Bernatoire 2336 m .. reliant le pays TOY avec le haut Aragon de BROTO - TORLA
Au sud de la vallée de Barèges, les hauts sommets de Néouvielle dont le Turon 3035 m, le Pic de Néouvielle 3091 m, puis ça s'abaisse au Pic des 4 Thermes 2724 m et des passages à 2498 m (col d'Aubert), 2508 m (col de Madamète), 2465 m Hourqyette Nère ...
A l'Est, entre le Pic du midi et le Pic des 4 Thermes, le col du Tourmalet 2115 m..

Bref, vous l'avez compris, 3 passages possibles l'été , et impossible l'hiver , vu l'enneigement.

le pays TOY, c'est le pays qui fut isolé en Bigorre, difficile d'accès (par sentiers muletiers) l'été, et sans accès l'hiver. La population y vivait en autarcie pendant plusieurs mois par an.

Alors, tout naturellement, s'instaura dans ce pays, et ce depuis le fond des temps, un droit coutumier, c'est-à-dire qu'il est issu du vieux fond naturel et populaire.
Il fut conçu par les Toys eux-mêmes, pour une population pastorale et essentiellement communautaire dans laquelle la grande partie des pâturages et des biens étaient communs.
Les Toys avaient jusqu'alors le plein exercice de la justice civile et criminelle.
Cette organisation sociale a fait dire aux révolutionnaires de 1789 que cette vallée fonctionnait comme -une petite république-
Il en résulte cet environnement conservé intact avec cette biodiversité remarquée et remarquable.

C'est certainement pour toutes ces raisons que les habitants de cette vallée sont viscéralement attachés à leur territoire, détenteurs et défenseurs de sa mémoire.
Les Toys sont des gens attachants, accueillants, progressistes, vivants en parfaite harmonie avec la nature et conscients que celle-ci constitue la principale richesse qu'il faut absolument respecter et préserver.

Pays TOY , ou pays des Hommes libres, une des premieres républiques pyrénéennes ...

Alors, s'il fallait résumer son histoire nous dirons
Depuis le Xème siècle, le pays TOY était sous la gestion et protection du comte de Bigorre, mais bénéficiait d'un statut particulier, de chartes et de fors. Ils étaient propriétaires de leurs terres... tout le terrain, droit de pacage pour le bétail et celui des etrangers, les eaux , forets, bois , herbages .. droit de coupe, de vendre,de chasse, de peche ..
la Bigorre étant vassale de la couronne d'Aragon, c'est tout naturellement que le pays TOY eut des accords intimes avec les vallées aragonaises de Broto ... Un Accord de lies et passeries liait dans un pacte inaliénable de non agression et de maintien de commerces ces 2 vallées.
Le Port de Boucharo devint un lieu d'echange et de passage très fréquenté.
Pas étonnant qu'il fut très fréquenté par les pèlerins allant vers Compostelle.

Au XVème siècle, l'accès difficile de la vallée, en fera une base de repli de routiers qui écumaient tout le Lavedan et le Piémont. Les frères Jean de Béarn et Pierre Arnaud de Béarn, de leurs chateaux de LUZ et de Lourdes rançonnaient tous ceux qui se réclammaient du comte de Foix ou du Roi de France.
C'est le comte de Clermont, qui avec des volontaires de la vallée, et l'armée royale, en 1404, prit d'assaut le chateau Ste Marie pour réduire les agissements des 2 frères. Auger de Cohitte, un homme de la vallée d'Argelès mena l'assaut du chateau et furent récompensés de leur bravoure.

Le Pays TOY suivit les destinées de la Bigorre, et lorsque celle-ci entra dans la maison FOIX-BEARN, le pays TOY s'y trouva incorporé, puis intégré au royaume de France lorsqu'Henri IV intégra au royaume tous ses territoires.

Mais la Révolution entraina la disparition de tous les privilèges, les années charnières dans l'histoire du Pays TOY seront les années 1750. En effet, une route sera tracée en 1744 ( projet de Jacques Maruquette) dans les gorges de Pierrefitte et construite aux seuls frais des habitants de Barèges. Elle aura pour conséquence le désenclavement du Pays TOY toute l'année.

le désenclavement du Pays TOY



Citons l'introduction du site "le Tramway Pierrefitte-LUZ" assez significative sur le sujet : (ce sont des LUZIENS qui parlent)

L'accès à notre vallée et notamment aux bains de Barèges, se fit longtemps par Bagnères et Campan via le Col du Tourmalet mais il existait aussi un petit sentier par les gorges de Pierrefitte. Vauban, envoyé sur les lieux par Louis XIV à l'occasion de l'arrivée de Monseigneur le Duc de Maine et Madame de Maintenon, trouva les escarpements de ce sentier trop difficiles et les aménagements très coûteux.

Il fallut attendre 1733 pour que des travaux améliorent ce sentier (le chemin devait avoir une largeur de 3 toises, chacune de 6 pieds d'environ 0,32 chacun soit au total 5,80 m environ). La première voiture attelée arriva par ce sentier en 1744. Cette route si redoutée et repoussée par les valléens, devint petit à petit la principale voie de communication et d'échange avec la plaine.

En 1858, on commença la rectification du tracé entre les ponts de «la Escala»et «d'Enfer» en taillant la route dans la partie rocheuse de la rive droite. Les travaux durèrent 5 ans et ainsi, depuis le Pont de Soulom jusqu'au Pont de la Reine, on resta uniquement sur cette rive.

Vers la fin du 19e siècle (9 juin 1895) il fut décidé de prolonger la ligne ferroviaire Lourdes-Pierrefitte (1871) pour accéder à Luz mais aussi à Cauterets. Le choix d'un tramway s'imposa face aux difficultés géographiques.

Les deux lignes furent déclarées d'utilité publique le 24 juillet 1895 et la Compagnie des Chemins de Fer à Traction Électrique de Pierrefitte-Cauterets-Luz, dite PCL était constituée le 31 Août 1895.

Les travaux commencèrent et la ligne fut inaugurée le 1er février 1901 Le tramway resta en service jusqu'en 1932.

La voie fut installée sur toute sa longueur sur la Route Nationale 21 (sauf pour le tunnel).
Elle franchissait le gave de Cauterets à Soulom, puis à Villelongue le gave de Luz.
La voie longeait le gave rive droite. Ensuite elle pénétrait sous un tunnel de 390 mètres de long à l'endroit où la gorge est la plus étroite. Suivant toujours la route nationale, elle remontait la vallée du gave jusqu'au pont de la Reine Hortense au kilomètre 9 qu'elle franchissait puis retraversait au pont de Pescadère, juste après Saligos et arrivait, en suivant la route bordée de magnifiques peupliers italiens, en gare de Luz, sur la commune d'Esquièze à 711 mètres d'altitude pour un trajet de 12 kilomètres environ parcourus en 50 minutes.

les temps modernes

Le XIXème siècle verra le déloppement du tourisme thermal, le passage des hommes connus de cette période tels Victor Hugo, Lamartine , Chateaubriand etc .. Mais la venue de Napoleon III et de la princesse Eugénie seront bénéfiques à LUZ et au pays TOY. ( nouveaux thermes, Pont Napoléon, chapelle Solférino,etc...) .

Les rapports avec l'Aragon se sont atténués, le pays TOY regarde vers le nord.

Le développement touristique l'été,le thermalisme, et les stations de skis l'hiver ont tranformé le pays TOY de plus en plus orienté vers le tourisme.
En 1936 , Barèges deviendra la 1ere station de ski, puis ce sera la création des stations de GAVARNIE et de LUZ-ARDIDEN générateurs d'emplois.
L'attrait du parc national , et les visites des pèlerins de LOURDES du Pays TOY et du cirque de Gavarnie apporteront leur contribution estival.





LUZ-SAINT-SAUVEUR

et son patrimoine

l'Eglise des Templiers



Un des éléments important du patrimoine de LUZ est l'église fortifiée que l'on dénomme le plus souvent «Eglise dite des Templiers».

Cette église fut bâtie à la fin du XIème siècle par la famille de Saint André C'est pour honorer cette famille que cette église est dédiée à Saint André.

Au XiVème siècle ( en 1362 ), les descendants de cette famille donnèrent cette église à l'ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, qui vont y établir un accueil pour les pèlerins en route vers Saint Jacques de Compostelle (avant les étapes de Gavarnie et le passage des pyrénées par le port de Boucharo).

Les Hospitaliers , devenus au XVIème siècle, Chevaliers de Malte (ils géreront les commanderies de Héas et surtout de Gavarnie ) entreprendront la fortification de l'église en vue de résister aux attaques de pillards ,de toutes origines, et notament, les très redoutables Miquelets, bandits Aragonais, qui venaient piller le Pays TOY. ( l'église servira d'abri et de refuge aux villageois)

Ainsi, les Hospitaliers de St Jean de Jérusalem construisirent un chemin de ronde, une enceinte polygonale crénelée avec tour à mâchicoulis . La tour porche était munie d'un pont-levis qui permettait de pénétrer dans l'enceinte protégée par un large fossé.
La tour dite de l'Arsenal servait de dépot de munitions.

C'est à partir de cette époque que l'eglise prendra la silhouette de l'edifice fortifié qu'on lui connaît aujourd'hui.

Au XVIIème siècle une chapelle votive (la chapelle Notre Dame de la Pitié) est construite sur le flan sud, à l'intérieur de l'enceinte, suite à l'épidémie de peste qui a ravagé le pays Toy vers 1650.
En 1865, une nouvelle porte a été ouverte pour faciliter l´entrée.
Plus récemment une nouvelle tribune a été construite

C'est donc improprement que l'église de Luz Saint Sauveur est denommée église des Templiers...




À l'intérieur, toute de rouge vêtue, l'église offre de belles boiseries XVIIIème.

Au XIXème siècle, Luz Saint Sauveur devenant une station thermale à la mode grâce à l'impératrice Eugénie, l'église sera jugée trop petite et trop obscure...
Elle faillit disparaître !

De nos jours, elle demeure un des sites patrimoniaux les plus attractifs de la petite ville .


une visite video de l'eglise des templiers de LUZ



Le Chateau Sainte Marie


Perché au sommet d'un éperon rocheux, ce château a constitué au cours des siècles un véritable lieu stratégique pour la vallée mais aussi un lieu de refuge pour les populations.

Sa construction date du Xe siècle par les Comtes de Bigorre. Au XIVe siècle, ce furent les Hospitaliers de Saint Jean puis plus tard les Chevaliers de Malte qui l'occupèrent.

Au XVème siècle, l'accès difficile de la vallée, en fera une base de repli de routiers qui écumaient tout le Lavedan et le Piémont. Jean de Béarn et son frère Pierre Arnaud de Béarn ( basé au chateau de Lourdes) rançonnaient tous ceux qui se réclammaient du comte de Foix ou du Roi de France.

C'est le comte de Clermont, qui avec des volontaires de la vallée, et l'armée royale, franchit le Tourmalet en 1404, et donna l'assaut du chateau Ste Marie pour réduire les agissements des 2 frères. Auger de Cohitte, un homme de la vallée d'Argelès mena l'assaut du chateau et furent récompensés de leur bravoure.
Le chateau Saint Marie tombé, l'armée royale s'occupera du Castet Naou d'Arras en vallée d'Arrens, tenu par Guilhem Arricou, surnommé l'Anglais, par les chroniqueurs de l'époque, pour les besoins de la cause.

Le Château fut ensuite peu à peu abandonné.

Sa restauration fut entreprise dans les années 80 sauvegardant ainsi un des vestiges les plus marquants de l'histoire de la vallée.
Il est bon de rappeler la légende que nous rapporte Bernard Duhourcau dans son guide des Pyrénées Mystérieures sur l'origine du nom de chateau Sainte Marie.

La légende veut que pendant la période où le chateau était occupé par les routiers et où ils emprisonnaient les gens qu'ils rançonnaient, un jour , les hommes ramenèrent une jeune et jolie fille du village d'Arcizans nommée Marie. Le chef des routiers, la trouvant si belle, plutôt que la rançonner, voulut la prendre pour épouse. Pendant que son fiancé cherchait à la délivrer et rodeait autour du chateau, Marie priait la Vierge pour qu'elle la délivre. Le matin des noces, un nuage lumineux apparut dans le ciel bleu, descendit sur le chateau, et enveloppa la tour où était enfermée la prisonnière. Un cortège d'anges en sortit et emmena Marie.

Revenu de sa surprise, et manifestant sa colère, le chef des routiers s'exposa sur une fenêtre du chateau, et s'écroula , tué d'une pierre en plein front, que lui lança avec sa fronde le fiance de Marie, embusqué près du fort.

Le fiancé de Marie, deviendra ermite et s'isolera à la chapelle Saint Pierre, qui plus tard sera reconstruite en chapelle Solférino.


C'est de cette légende que l'on explique le nom du chateau, chateau sainte Marie.

le Pont Napoléon




Napoléon III s'éprît des Pyrénées et fit plusieurs séjours de cure en compagnie de l'impératrice Eugénie. Sa grande oeuvre à St Sauveur sera la concrétisation d'une idée qui lui est chère : relier, grâce à un pont, les deux rives du Gave de Pau.

D'abord 'américain', puis en 'fil de fer', on se décidera finalement pour un pont en pierre d'une seule arche. Commencés immédiatement, sous la houlette de M. Bruniquel, ingénieur des Ponts et Chaussées, les travaux dureront deux ans et seront terminés en juin 1861.

Le tablier du pont a 68 mètres de longueur, et est situé à 63 m. au-dessus du Gave. L'arc qui le soutient a 42 m. de diamètre. La voûte repose directement sur les rochers à pic qui bordent le Gave.

La hauteur du niveau de l'eau à la naissance de la voûte est de 40 m.; elle est de 63 m. à la clé de voûte et de 65 m. au niveau du pont.

Pour perpétuer le souvenir du séjour de l'Empereur et de ses bienfaits, la Commission Syndicale de la Vallée de Barèges fit élever une colonne de 12 m. de hauteur, surmontée d'un aigle colossal, à l'extrémité orientale du Pont. La colonne, formée de 14 anneaux, est en pierre de Lourdes.

L'aigle fut fait à la marbrerie de Bagnères. La hauteur totale est de 14 m. La colonne porte l'inscription :

«A leurs Majestés impériales Napoléon III et l'Impératrice Eugénie, les habitants de LUZ St SAUVEUR reconnaissants»

Le pont sera livré à la circulation en 1861 et Napoléon III reviendra le contempler en septembre 1863.

Une via ferrata a été installée au pont Napoléon.

la chapelle Solférino



Depuis le XIIème siècle, à l'endroit où se trouve la chapelle Solférino, il y avait un ermitage construit par les chevaliers de Malte en l’honneur de saint Pierre, mais tombé en ruines au cours des âges. Il aurait abrité des moines ou des ermites dont le dernier serait le vénérable père Ambroise oroginaire de la région de Lombez, et envoyé à Saint-sauveur pour des raisons de santé. Il y décedera le 25 octobre 1778. Diverses légendes ou récits racontent son séjour à Luz .

Lors de son séjour à Saint-Sauveur dans les années 1860, Napoléon III découvrit la colline de Solferino, véritable Belvédère et lieu de sa promenade. Devant les ruines de l’ancienne chapelle ainsi que le souvenir du Père Ambroise de Lombez, l’empereur décida de rebâtir le petit sanctuaire et d’élever une stèle en souvenir à la fois de notre religieux et des morts de la bataille de Solférino de 1859. La chapelle baptisée « de Solferino » en souvenir de ces événements donnant ainsi à la colline son nom actuel.


Une commémoration devant la chapelle

Survenue le 24 juin 1859, la bataille de Solferino fut particulièrement meurtrière avec près de 40 000 morts dans les camps de chaque belligérants. Des milliers de blessés faute de secours sanitaires ou autres, ne purent être soignés malgré le dévouement des religieuses. Un jeune suisse, Henri Dunan, fut bouleversé par l’effroyable spectacle des corps déchiquetés, des cris de souffrances, des appels au secours des blessés laissés à l’abandon conçut l’idée d’une institution humanitaire internationale qui aurait pour mission et pouvoir d’intervenir pour soigner les blessés de guerre et cela, sans distinction de nationalité. C’est ainsi que « La croix rouge naquit de la Boucherie de Solferino ».

Par la suite, après la création de la Croix Rouge et sur ce site qui porte la mémoire de cette bataille et de son créateur Henri Dunan, a été organisée une cérémonie commémorative chaque année au cours du week-end le plus proche de la date du 24 juin jour de la bataille, cette commémoration est organisée par la Croix Rouge Française et sa section des Hautes Pyrénées. Après un rappel des morts des trois pays belligérants à Solferino et l’écoute des trois hymnes nationaux en présence des drapeaux respectifs, une messe ou une prière à leur intention sont dites par le curé de Luz.

La colline devient ainsi un lieu de recueillement, de réconciliation et de paix !
D'après D. H. Laffont. 2008 Paroisse du pays Toy




LUZ-SAINT-SAUVEUR

et ses activités

Activités d'été

La RANDONNEE

c'est l'activité la plus classique d'un site très bien desservi en montagne et LUZ est un centre très apprécié pour y pratiquer la montagne. Il dispose des hébergements appropriés aux randonneurs (plusieurs gîtes d'étape).

les PR (petites randonnées )
De petits parcours vers des belvédères ou de petits villages autour de LUZ ( la chapelle Solférino est un très joli belvédère sur LUZ ) , ou au départ des villages voisins .
Se procurer le topo-guide «Balades en Pays Toy»

les GR (sentiers de grandes randonnées )
le gr10 sur la crête du courret
le GR10
Ce sentier de grande randonnée n'est que la traversée des Pyrénées par son versant nord, et qui va de l'Atlantique à la méditerranée. pour ce qui nous concerne, il vient de cauterets par le Col de RIOU, redescend à LUZ, remonte à bareges et par le col de madamète , traverse le massif de néouvielle pour se diriger vers Vielle-Aure.
C'est d'ailleurs, à peu près ce tracé que suit le Grand Raid des Pyrénées.

le GR10 variante .
De Cauterets, il remonte au pont d'Espagne, remonte la vallée de gaube, franchit la hourquette d'ossoue 2734 m et redescend sur Gavarnie. Puis par les estives de Saugué et de Bué, il rejoint le parcours de base du GR10 à Agnouède (après passage à la Croix de SIA) et redescend vers LUZ.

Autre variante le GR10 F.
Il remonte à Barèges en passant par les villages de Viella, SERS, Viey.
Le CHEMIN de SAINT JACQUES.
Bien que non repertorié ni balisé, un chemin de saint jacques traverse le pays Toy et LUZ en est une ville étape.

En fait il démarre à Bagnères de Bigorre, passe par CAMPAN, franchit le Tourmalet, puis suit le GR10 pour rejoindre LUZ, puis par le GR10 variante, rejoint Gavarnie, et franchit le Port de Boucharo , pour rejoindre Bujaruelo, Torla et la Voie jacquaire du Alto Gallego à Biescas.

A noter que LUZ et GAVARNIE, avec leurs églises des templiers, et Notre Dame du Bon Port sont des sites majeurs sur ce chemin de saint Jacques
le gr10 variante plateau de saugue


les ASCENSIONS
LUZ est base pour effectuer un certain nombre d'ascensions dans la région.
Tous les 3000 du cirque de Gavarnie y sont accessible facilement moyennant un rapide accès en voiture à la base de départ.
Divers 3000 du massif du néouvielle sont également possibles, tels le Turon de Néouvielle 3035 m, les 3 Conseillers 3039 , le pic de Bugarret 3031 m.
De nombreux sommets du massif de Néouvielle, le Pic du Midi, les sommets du Canchou, du Cestrède et le Pic d'Ardiden peuvent etre atteints par les versant LUZ.




le VTT


Divers circuits de VTT existent en pays TOY. On consultera les sites specialisés et les topos guides descriptifs.

l'Hiver


le plan des pistes de Luz Ardiden



Jeune, dynamique, Luz Ardiden est la station de la vallée de Luz.
De 1680 m à 2500 m d'altitude, dominant Luz-Saint-Sauveur, la station offre un magnifique domaine skiable avec 60 km de pistes balisées enneigées, là où il faut par plus de 100 canons à neige*:
4 pistes vertes
4 pistes bleues
15 pistes rouges
3 pistes noires

Pour vous y amener :
2 télésièges débrayables 6 places
5 télésièges
6 téléskis
1 tapis roulant spécial débutants ski et snowboard.

Plan des pistes
A Luz on a pensé aux débutants avec un secteur tout spécialement adapté (tapis + télésiège).
Pour ceux qui préfèrent le rythme des raquettes ou du ski de fond 5 km de parcours nordique permettent de découvrir nos paysages autrement.

* Notre neige de culture est semblable à la neige naturelle : composée seulement d´un mélange d´air et d´eau, A Luz Ardiden, nous n´utilisons aucun additif.


LUZ

tour de France : la montée à LUZ ARDIDEN



Luz-Ardiden dans le Tour de France Pyrénées / Hautes Pyrénées


Luz-Ardiden est une station de sports d'hiver des Hautes-Pyrénées, sur la commune de Luz-Saint-Sauveur.
Pistes de ski alpin et de ski de randonnée de 1700 à 2550 m.
Altitude de l'arrivée des étapes à Luz-Ardiden : 1715 m
Accès à Luz-Ardiden : de Saint-Sauveur, 13,4 km d'ascension à 7,6 %.
7 arrivées d'étapes du Tour de France ont été jugées à Luz-Ardiden depuis 1985.
AnnéesEtapes du Tour de France kms  CategorieVainqueurs d'étapes Maillots jaunes
1985étape 17 Toulouse Luz-Ardiden 209,5 km Hors Cat. Pedro Delgado Esp Bernard Hinault Fra
1987étape 14 Pau Luz-Ardiden 166 km Hors Cat. D.-Otto Lauritzen Nor Charly Mottet Fra
1988étape 15 St-Girons Luz-Ardiden 187,5 km Hors Cat. Laudelino Cubino Esp Pedro Delgado Esp
1990étape 16 Blagnac Luz-Ardiden 215 km Hors Cat. Miguel Indurain Esp Cl. Chiappucci Ita
1994étape 12 Lourdes Luz-Ardiden 204,5 km Hors Cat. Richard Virenque Fra Miguel Indurain Esp
2001étape 14 Tarbes Luz-Ardiden 144,5 km Hors Cat. Roberto Laiseka Esp Lance Armstrong Eu
2003étape 15 Bagnères-de-Bigorre _ Luz-Ardiden 159,5 km Hors Cat. Lance Armstrong Eu Lance Armstrong Eu



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LUZ

la maison de la Vallée



La Maison de la vallée,et du parc national à Luz St Sauveur est l'espace culturel de tout le pays TOY. Incontournabble, on n'est pas déçu d'y rendre visite.
En ce lieu de partage et de rencontre, on parle de la montagne autrement . Cinémas, expositions, spectacles, vie associative, c'est le poumon culturel de la vallée .
C'est même là que s'organise chaque année le Festival Jazz à Luz.

N'hésitez pas à la visiter pour ses belles voûtes de pierre, venez-y y découvrir une exposition sur le Parc National des Pyrénées. Même son petit parc vous plaira . Agréable et en plein entre ville .N'y ai-je pas vu des randonneurs y faire leur pause de mi-journée, de jeunes mamans avec leurs bébés...
Mais laissons les habitants de LUZ présenter eux-mêmes leur maison de la vallée.

Un hall d´accueil accueillant pour trouver toutes les informations concernant le Parc National, le cinéma, les spectacles et concerts, la vie associative.

La salle des voûtes, unique par son architecture est un lieu d´exposition qui se transforme régulièrement en salle de concerts de musique actuelle au hasard des programmations de la Maison du Parc National et de la Vallée, ou des associations JazzPyr et la Pourtère. Quelques kilos de son, des musiciens qui distillent avec générosité des sonorités innovantes et vous danserez pour faire vibrer les voûtes jusque tard dans la nuit.

La salle de spectacle et de cinéma est le coeur de vie de la Maison. Sa très belle charpente et ses murs de pierre en font un lieu intimiste chargé de belles émotions. D´une capacité de 150 places elle a été récemment rénovée et peut accueillir des congrès, réunions pleinières... Elle est équipée d´un projecteur 35mm, d´un vidéo-projecteur et d´une connexion internet, d´une sonorisation façade et retours, micros statiques et HF.


La médiathèque a investi les deux plates-formes supérieures du bâtiment; l´espace est aérien, ouvert sur les différents volumes, propice à la quiétude pour s´adonner paisiblement au plaisir de découvrir les beaux objets que sont les livres. L´espace enfant joyeusement ludique met à portée des petites mains les plus belles histoires et donc les plus beaux rêves.

La cyber-base, indispensable à l´heure du tout numérique ! D´abord Espace Public Informatique, elle est maintenant labellisée par la Région Midi-Pyrénées et fait partie du réseau national des cyber-bases.

La salle de réunion, située dans l´extension réalisée en 2004, c´est un espace clair et fonctionnel pouvant accueillir jusqu´à 50 personnes, équipée d´une connexion wifi.


L´amphithéâtre est une petite scène 6x6 à l'extérieur du bâtiment, entourée de gradins (150 places ) en ardoise pour les belles soirées d´été.

Les étapes de développement :

1986 création salle de cinéma (5 séances hebdomadaires toute l´année)
1987 premier équipement vidéo
création d´un CLSH pour l´été (vidéo montagne)
1988 premier essai d´une radio locale
1ère rénovation de la salle de spectacles (sièges et chauffage)
amélioration de l´équipement de la régie son et lumière
1989 équipement informatique (PAO)
1990 à 1997 investissements dans le domaine des Nouvelles Techniques de Communication
son Dolby Stéréo pour le cinéma.
connexion informatique dans la salle de spectacles
création d´un espace multimedia ouvert au public et emprunt de CD-Roms
2000 construction d´une aile supplémentaire
création d´une radio locale
2002 création de l´Espace Public Informatique en partenariat avec le Conseil Général des Hautes Pyrénées (6 postes)
2003 informatisation de la bibliothèque
2006 travaux de modernisation de la Maison de la Vallée et extension de la médiathèque
labellisation Cyber-Base en partenariat avec la Région Midi-Pyrénées (9 postes)
2007 réaménagement médiathèque et achat de mobilier



la maison de la vallée à LUZ


LUZ

la Foire aux côtelettes





Le dernier week-end de septembre, Luz Saint-Sauveur, organise sa traditionnelle «grande foire des côtelettes». Les festivités durent 3 jours, tout en l'honneur de l'AOC mouton Barèges-Gavarnie. Cela nous rappelle que le pays TOY est avant tout un pays de montagnes où l'elevage des ovins a pendant longtemps été la seule ressource et demeure toujours d'actualité.
D'ailleurs, la ville possède un abattoir d'ovins et accueille l'association interprofessionnelle du mouton Barèges-Gavarnie AOC.

La foire aux côtelettes a été instaurée en 1 371 par un traité du Duc d'Anjou . Elle se tenait à la fête de la Saint-Michel. Les bergers, redescendant des estives, venaient vendre leurs troupeaux .

Au début des années 1980, des jeunes ont relancé la foire et son esprit festif (concours de chiens de bergers, tonte des bêtes). Aujourd'hui, elle accueille plusieurs milliers de personnes . C'est devenu une grande animation festive de la vallée.



Pour cette traditionnelle manifestation, le public et l´ambiance sont au rendez-vous.

Et tandis que les officiels se réunissaient pour leurs traditionnels discours, dans les rues de LUZ les bandas assuraient l'animation musicale.

Pendant toute la journée, se déroulaient les animations qui enchantaient un public nombreux

Une des animations qui a attiré un public nombreux et intéressé est le concours des chiens de bergers. Il se déroulait dans un pré voisin et nous a permis de voir l'efficacité de ces chiens qui maitrisaient la conduite des troupeaux, et de leur maître . Ces démonstrations sont toujours remarquables et agréables à regarder.

  
danses folkloriques avec habits traditionnels de la vallée, et courses aux ânes, deux animations qui ont conservé un certains succès

Sur la place de Luz, une autre fête bat son plein. Un grand chapiteau sur l´ensemble du parking a été dressé pour déguster des côtelettes du mouton du Pays. Plusieurs centaines de personnes avaient répondu à l´appel.




la fête de la côtelette à LUZ


LUZ-SAINT-SAUVEUR et ses thermes


Les Thermes de Luz-Saint-Sauveur

Les origines de la station thermale se perdent dans la nuit des temps et la légende. Les eaux de Saint-Sauveur avaient depuis toujours les faveurs des habitants de la vallée malgré un aménagement embryonnaire. C´est 1572, qu´apparaît cette phrase symbolique du prophète Isaïe inscrit sur le premier édifice thermal : « Vous prendrez joyeusement les eaux de la source du sauveur », d´où le nom de la station naissante Saint-Sauveur.


Le XIX° siècle voit arriver à Saint-Sauveur, devenue la station à la mode, bon nombre de grands de ce monde, d´abord les Duchesses d´Angoulème en 1824 et de Berry en 1828, amenant avec elles une véritable cour. Le séjour de Napoléon III et de l´Impératrice Eugénie se situe en 1855. La stérilité de l´Impératrice est alors la plus fameuse que le XIX° siècle ait connue. Que les eaux de Saint-Sauveur soient parvenues à la combattre, puisque l´Impératrice donna naissance au Prince Impérial en 1856 constitue la meilleure publicité que la station pouvait espérer. L´empereur ordonne alors de nombreux travaux : ponts, chapelles, routes et surtout l´aménagement de l´établissement thermal.

La construction de l´établissement thermal actuel débuta en 1830 pour ne se terminer qu´en 1861. Edifice à la fois simple et majestueux, orné sur la façade de colonnes corinthiennes ; il a été depuis restauré et embelli et mérite aujourd´hui amplement son classement aux monuments historiques. Station de la Femme depuis toujours, l´éventail des curistes traités actuellement s´est beaucoup élargi.

Grâce à leur volonté tenace et à un engagement financier sur plusieurs décennies, les conseils municipaux qui se sont succédés depuis les années 80 ont permis de poursuivre sans relâche le développement et l´embellissement des Thermes de Luz-Saint-Sauveur dans le respect de son architecture historique. Aujourd´hui, l´ancienne baignoire d´Eugénie côtoie les techniques de balnéothérapie les plus modernes et sur les marbres Napoléoniens, les fauteuils de Philippe Stark trouvent toute leur place.

Station soufrée de la chaîne pyrénéenne Luzéa dispose d´une source thermale à la température naturelle de 32 ° dont la composition la rend idéale pour le traitement des affections des voies respiratoires, de gynécologie, de phlébologie avec une spécificité et un traitement tout particulier dans la prise en charge des maladies du système lymphatique. Ouverte d´avril à octobre, ces traitements de cure sont remboursés et agréés par la sécurité sociale.

Elle dispose d´un corps médical dont la diversité (Oto-rhino, angéiologue, gynécologue, médecins thermaux et masseurs kinésithérapeutes spécialisés) permet d´assurer dans d´excellentes conditions le suivi de tous les patients petits ou grands.

Des investissements financiers importants et très récents en font une des toutes premières stations thermales du massif pyrénéen.

texte d'apres http://thermes.luz.org/web/FR_Luzea/59-les-thermes-st-sauveur.php


la commune de LUZ-SAINT-SAUVEUR : son territoire





Comme on le voit sur cette carte, la commune de LUZ est une commune montagnarde dont le point bas se situe du coté de Sassis ves 660 m, et dont le point haut n'est d'autre que le Pic Long et ses 3192 m.
Il partage avec les communes voisines plus au sud d'autres sommets de 3000m tels le Turon de Néouvielle 3035 m, le Pic Bugarret 3031 m, le pic de Crabounouse 3021 m.

Coté Sud-Ouest, citons 2 hauts sommets qui frôlent les 3000, à savoir le pic de Chanchou 2949 m et le pic de Cestrède 2947 m. ( mais reste quelque peu éloigné du Pic d'Ardiden)

La commune de LUZ est géographiquement voisine des celles de
- Gèdre
- Sassos
- Cauterets
- Aragnouet
- Barèges
- Betpouey
- Viella
- Esterre
- Esquièze-Sere
- Sassis


le canton de LUZ-SAINT-SAUVEUR





Le canton, frontalier, a 3 300 hab., 17 communes, 44 517 ha dont 4 560 de bois.
Il est le plus étendu de la région Midi-Pyrénées; sa partie méridionale relève de Gavarnie et Gèdre, sa partie orientale de Barèges.

Quelques petits villages se disputent les bas versants et la plaine du gave, et leurs finages s'étendent plus ou moins vers les pacages de la montagne.
Esquièze-Sère (470 hab., 152 ha), à 700 m juste face à
Luz de l'autre côté du Bastan, se signale par les deux tours, l'une ronde et l'autre carrée, du château de Sainte-Marie (14e s.), qui gardait le confluent, et deux églises anciennes (11e-12e et 17e s.); la commune résulte d'une fusion de 1962.
Chèze (45 hab., 1 007 ha dont 349 de bois) occupe, à 670 m d'altitude sur la rive droite du Gave à 5 km NNO de Luz, un site très exposé aux avalanches et qui fut rasé en 1600 (plus de 100 morts); il y subsiste cependant une église du 13e s.

Les communes les plus étendues sont celles de Sers (100 hab., 2 991 ha, à 1 100 m) et de Betpouey (130 hab., 1 620 ha, à 1 250 m), dont les villages se font face de part et d'autre du Bastan, 4 km en amont de Luz.

Le territoire de Sers occupe toute la soulane du Bastan jusqu'au Tourmalet et dépasse 2 600 m aux abords du Pic du Midi; elle englobe à l'extrême NE le cirque et le lac d'Oncet (2 250 m, 7 ha).

Le finage de Betpouey s'étire vers le SE en direction du Néouvielle sans toutefois l'atteindre: il culmine au pic de la coume de l'Ours (2 855 m qui domine le lac du Pourtet (5 ha, à 2 420 m), entre les finages de Luz et de Barèges; le village est dans la vallée du Bastan à 4 km NE de Luz et conserve une église romane du 13e s.
Quelques références que nous avons utilisé pour faire notre compilation sur LUZ-ST-SAUVEUR

- le site officiel de l'OT de LUZ
- Paroisse du pays Toy
- etude de Mr MEZAILLE sur le Pont Napoleon
- le Tramway Pierrefitte-LUZ par l'école de LUZ
- la maison de la vallée à LUZ
- le Guide des Pyrénées Mystérieuses de Bernard Duhourcau Editions Tchou
- Pyrénées magazine n°34 Pays TOY
- Revue Pyrénées N°221 2005-1 Le PAYS TOY Hier et Aujourd'hui par JL Massoure
- et tous ceux que j'ai oublié



l'eglise des Templiers à LUZ